Les emballages sont partout. Ils protègent nos produits, permettent leur transport et contribuent à ce qu’ils arrivent en toute sécurité chez nos clients. Mais ils génèrent également des déchets, une réalité que les pouvoirs publics, les entreprises et les consommateurs ne peuvent plus ignorer.
L’Europe y répond avec le règlement sur les emballages et les déchets d’emballages (PPWR), un nouveau cadre visant à rendre les emballages plus durables et à garantir qu’ils puissent effectivement intégrer la chaîne de recyclage.
Pour Beaulieu, cela implique de nouvelles responsabilités et un travail considérable. Mais c’est aussi une opportunité : mieux comprendre les emballages que nous utilisons, identifier les possibilités d’amélioration et nous demander si tous ces emballages sont réellement nécessaires.
« Nous accueillons favorablement les réglementations lorsqu’elles encouragent tout le monde à évoluer dans la bonne direction », explique Nele, Regulatory Compliance & Reporting Lead. « Elles ajoutent de la complexité et génèrent beaucoup de travail, mais c’était finalement bien l’objectif : amener les entreprises à repenser leur approche des emballages. »Avant de pouvoir améliorer nos emballages, nous devons savoir exactement ce que nous utilisons. Et il y en a davantage qu’on ne pourrait le penser à première vue. Un rouleau de cushion vinyl, par exemple, peut comprendre un tube en carton, un film d’emballage, des bouchons, des autocollants, de l’encre d’impression et d’autres composants. Il en va de même dans l’ensemble des activités européennes de Beaulieu, du film d’emballage et des palettes utilisés pour les fibres aux boîtes en carton dans lesquelles sont vendus les produits de revêtement de sol.
Les équipes des différentes divisions collaborent avec l’équipe Regulatory afin d’établir une vue d’ensemble complète de nos emballages : quels matériaux nous utilisons, d’où ils proviennent, quels fournisseurs sont concernés et quelles informations sont disponibles.
« Cela semble simple avant de commencer », explique Nele. « Mais plus on échange avec les différentes divisions, plus on se rend compte de la complexité du sujet. Chaque activité présente ses propres spécificités. »
Ce travail apporte à Beaulieu quelque chose dont nous ne disposions pas auparavant : une vision beaucoup plus claire des emballages utilisés à travers le Groupe.
L’un des principes clés du PPWR est la recyclabilité. Mais ce n’est pas parce qu’un emballage est techniquement recyclable qu’il est effectivement recyclé.
« Pour qu’un emballage puisse être considéré comme recyclable, il ne suffit pas de se demander s’il est techniquement possible de le recycler », explique Nele. « Il faut également tenir compte de sa collecte, de son tri et de son recyclage effectif. »
Le règlement encourage donc les entreprises à aller au-delà de l’emballage lui-même et à réfléchir à ce qu’il devient après utilisation.
Cela implique également de savoir précisément ce que contiennent les emballages que nous achetons. Les informations fournies par nos fournisseurs nous aident à évaluer les matériaux et les substances préoccupantes et à nous assurer que les emballages qui entrent dans la chaîne de recyclage sont sûrs.
Des exigences supplémentaires s’appliquent aux emballages destinés au contact alimentaire, notamment en ce qui concerne certaines substances telles que les substances per- et polyfluoroalkylées (PFAS).
Une grande partie de ce travail est motivée par les exigences de conformité. Mais sa valeur va bien au-delà. Pour la première fois, Beaulieu établit une vue d’ensemble beaucoup plus complète des emballages utilisés dans ses activités européennes. Cela nous permet de poser une question plus large : où pouvons-nous nous améliorer ?
« Nous avons déjà pris des mesures dans différents domaines », explique Clara, Group SHE, Sustainability & Quality Director. « Dans certains cas, nous avons réduit la quantité de matériaux utilisés, dans d’autres, nous avons augmenté la part de matières recyclées ou allégé les emballages. »
Les progrès sont déjà mesurables. En 2023, 34 % de nos matériaux d’emballage, en poids, provenaient de sources recyclées. En 2025, cette proportion est passée à 37 % au niveau du Groupe, dépassant ainsi notre premier objectif intermédiaire de 35 %.
Notre ambition est de poursuivre sur cette voie et de porter la part de matières recyclées dans nos emballages – en incluant à la fois des matières recyclées post-industrielles et post-consommation – à plus de 50 % d’ici 2030.
Le PPWR est complexe et sa mise en œuvre continuera d’évoluer. La collaboration avec les fournisseurs présente également certains défis, notamment lorsque de plus petits fournisseurs doivent encore se familiariser avec les nouvelles exigences.
Pour Beaulieu, la priorité n’est donc pas d’avoir immédiatement réponse à tout. Il s’agit d’acquérir les bonnes connaissances, de combler les lacunes et de progresser étape par étape. « Lorsqu’une réglementation existe, aussi complexe soit-elle, nous nous efforçons de la comprendre et de faire les choses du mieux possible », explique Clara. « Cela peut demander beaucoup d’efforts, mais cela montre notre volonté d’être un fournisseur fiable et responsable. »
Et cette fiabilité revêt une importance croissante pour nos clients. Beaulieu reçoit déjà des questions concernant la conformité des emballages, et ces demandes devraient se multiplier à mesure que le règlement entre progressivement en application.
Le PPWR sera mis en œuvre progressivement, avec de nouvelles exigences concernant notamment la teneur en matières recyclées, la composition et l’étiquetage des emballages ainsi que les déchets d’emballages qui entreront en vigueur au cours des prochaines années.
Mais l’opportunité va bien au-delà du simple respect de la nouvelle législation. Il s’agit d’utiliser ce que nous apprenons pour faire de meilleurs choix.
« Aujourd’hui, nous en savons beaucoup plus sur nos emballages qu’auparavant », explique Clara. « Cela nous donne l’opportunité d’aller au-delà de la simple conformité pour réellement améliorer notre impact, tant le nôtre que celui de nos clients. »
La réglementation ne résoudra pas à elle seule le défi des emballages. Mais elle peut encourager les entreprises à mieux comprendre l’impact de leurs emballages, tant sur leurs propres activités que sur l’environnement, et à utiliser ces connaissances pour faire de meilleurs choix.
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30/09/2026
