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19/10/2022

Dans cette série, nous rencontrons 10 experts inspirants de B.I.G. Chacun partage une vision unique de ce que devrait être le monde (professionnel) de demain. Habituellement en coulisses, ils passent cette fois au premier plan. Pour B.I.G. Talks, place à la transparence.
Premier invité : Pieter Vanoosthuyse, Business Development Manager pour le polypropylène recyclé, sur l’avenir des déchets plastiques
« Il est difficile de penser à un matériau qui suscite autant de controverse que les plastiques », explique Pieter Vanoosthuyse. « En raison de leur légèreté et de leur grande durabilité, les plastiques remplissent des millions de fonctions dans notre quotidien. Mais c’est aussi leur principal défaut : ils sont tellement durables que la majorité de ce qui a été produit est encore présent dans notre écosystème aujourd’hui — souvent sous forme de déchets. L’un des plus grands défis de l’humanité est de transformer cette relation amour-haine en une relation durable. »
Le Forum économique mondial prévoit qu’à l’horizon 2050, les déchets plastiques dans les océans pourraient dépasser la quantité de poissons. Ne serait-il pas préférable de se passer totalement du plastique ?
Pieter Vanoosthuyse : « Non. Les plastiques ne sont pas le problème. Ils remplacent souvent des ressources rares dans notre vie quotidienne : conservation des aliments et des boissons, transport, sécurité des habitats, fournitures médicales essentielles, applications d’hygiène, etc. En résumé, nous avons besoin des plastiques. Ce dont nous n’avons pas besoin, ce sont des conceptions de produits non circulaires et une mauvaise gestion de leur fin de vie. »
Les produits plastiques à usage unique sont-ils les principaux responsables ?
Pieter Vanoosthuyse : « Tout dépend de la conception et de la manière dont les produits sont gérés après usage. Nous devons urgemment rompre avec le modèle linéaire “extraire–produire–jeter”. Selon le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE), seulement 14 % des déchets plastiques sont recyclés en Europe. Le reste est incinéré (48 %), mis en décharge (28 %), exporté hors de l’UE (8 %) ou devient des déchets sauvages (2 %). Et comme la production de plastiques devrait doubler au cours des vingt prochaines années, les volumes vont continuer d’augmenter si nous ne cessons pas de considérer les plastiques comme des déchets futurs, mais bien comme des ressources circulaires. »
Nous devons cesser de considérer les plastiques comme des déchets futurs, mais comme des ressources circulaires.